La démocratisation des travaux

Il fut une époque où faire des travaux était un domaine réservé aux entreprises de bâtiment comme HUGGY. Mais ça c’était avant. Depuis ce temps, Leroy Merlin est arrivé, Castorama s’est étendu et Ikea s’est développé. Désormais, tout vous encourage à réaliser la plupart de vos travaux vous-même. Et cela repose sur trois phénomènes simultanés – éléments indispensables pour la démocratisation des travaux :

Outils et matériaux accessibles :

Tout comme Go Sport ou Décathlon – dans le domaine sportif – il faut tout d’abord s’assurer que les outils et le matériel – auparavant réservé aux pros – soit accessible au particulier. Moins cher, parce que produit en masse, et parfois délocalisé en Chine, il est désormais possible d’avoir une bonne perceuse à moins de 100€, et d’acheter soi même son carrelage.

Documentation et formation :

Le second aspect indispensable concerne l’éducation au bricolage. On ne lâche pas les bricoleurs du dimanche sur un chantier – sans qu’ils aient la possibilité de se former au bricolage. Les grandes enseignes dispensent des sessions de formation gratuites, fournissent des plaquettes d’information et relaient le tout sur internet. Désormais il est possible d’apprendre à faire une terrasse en bois sur internet, et les nombreux guides comme Jameliore.fr sont légions.

Communication :

Dernier volant de cette stratégie gagnante : la communication, publicité et sponsoring d’émissions. Les chaînes ne s’y trompent pas – et accompagnent cette initiative d’émissions Déco-Maison qui suscitent l’envie et créent le besoin. L’ensemble est relayé par la publicité, les médias (notamment avec la question de l’ouverture des grandes enseignes de bricolage le dimanche) et le particulier n’a plus de question à se poser.

Est-ce que ça marche ?

D’un point de vue acteurs du marché – c’est effectivement un phénomène en plein boom – le D.I.Y. (do it yourself) venu des États Unis envahit nos maisons et appartements. C’est un succès économique avéré. D’un point de vue consommateur – la promesse est un peu mensongère :

  • les travaux ne sont certainement pas aussi bien faits que par des professionnels du bâtiment
  • il y a des travaux dont personne n’a besoin, mais à force de communication et de publicité, on crée une envie sur le sujet.

A vos outils !